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Actualité de la semaine : du 1er au 7 Novembre

Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine, en 10 articles. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine ! ; )
Impression à la demande et rentrée littéraire

Tribune : L’impression à la demande donnera, à terme, le temps nécessaire aux œuvres pour trouver leur public
Par Luc Spooren, directeur des ventes d’UniBook pour l’Europe
La Rentrée Littéraire en France est un événement culturel et commercial sans comparaison. Que des centaines d’ouvrages soient lancées comme un seul homme à partir de la fin du mois d’août à l’assaut des linéaires et des présentoirs des librairies peut laisser pantois. Depuis quelques temps, des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer le gâchis de papier doublé de la manifeste injustice pour un auteur novice face aux habitués des prix et des gros tirages. Il y a comme un décalage entre le déballage effrayant des centaines de cartons saturés de livres pour un libraire, et l’époque qui appelle à une meilleure maîtrise des coûts de production et à un comportement plus respectueux de l’environnement.
Il ne s’agit pas ici de chambouler la chaîne du livre, loin s’en faut, mais au contraire de la renforcer en lui ouvrant de nouvelles perspectives, qui soient à même de satisfaire autant l’auteur que le libraire, et tous les métiers intermédiaires. C’est peu de dire que le temps d’exposition d’un livre en nouveauté est réduit lors de la Rentrée Littéraire. L’apparente opulence de la production cache des disparités et des traitements très inégaux. Combien de fois entend-on un libraire dire qu’il n’a même plus le temps d’ouvrir certains colis ? Que les livres sont renvoyés avant même d’avoir été déballés ? La question demeure, simple et terrible : faut-il toujours plus vendre, ou mieux vendre ? Ou ne faut-il pas commencer par mieux vendre pour plus vendre ?

De grandes maisons d’édition commencent à entrevoir tout le potentiel de l’impression à la demande pour la gestion de catalogue et font des annonces dans ce sens, soit en s’alliant à des prestataires déjà constitués, soit en décidant de bâtir leur propre structure d’impression. Chez UniBook, nous encourageons cette évolution depuis le début de nos activités, non seulement pour le dynamisme de notre marché, mais parce que cela répond à des valeurs, des considérations et des techniques vraiment ancrées dans le sens de l’histoire. Partout, avec l’événement du livre numérique, les rapports se tendent entre auteurs, ayants-droits, éditeurs, imprimeurs, distributeurs… L’impression à la demande a l’immense mérite d’apaiser tout cela en ajoutant un argument aussi incroyable qu’imparable : grâce à elle, un livre peut être disponible à tout moment sans avoir à le stocker et, à terme, à peut-être le gâcher en l’envoyant au pilon.
Poussons la réflexion plus loin : pourquoi ne pas faire en sorte que tous les livres disponibles sur les sites de vente en ligne soient imprimés à la demande ? Les délais de livraison pour la plupart des ouvrages hors nouveauté oscillent entre 4 jours et deux semaines. On peut raisonnablement imaginer que dans ce laps de temps, le livre, au lieu d’être attrapé sur une étagère dans un entrepôt, traité et emballé, soit imprimé à la demande. Cela apporte plusieurs atouts : le livre sera toujours neuf, le destinataire sera assuré de recevoir l’ouvrage dans un délai réduit, cela s’inscrit dans un système vertueux où un livre acheté est un livre imprimé (contre auparavant 1000 livres imprimés donnent 400 ou 500 livres vendus) et une quantité incroyable de papier est ainsi économisée. D’autres passerelles sont également possibles vers le livre numérique, où un chapitre offert d’une nouveauté lisible sur un appareil nomade peut entraîner la commande de ladite nouveauté complète imprimée à la demande et livrée avant même sa mise en place en librairies.
Les auteurs à qui leur éditeur peut assurer que leur livre sera toujours disponible le temps que durera le contrat d’édition auront toutes les raisons d’être satisfaits. Les éditeurs capables de répondre à toutes les commandes, même des livres les moins demandés, renforceront leur chiffre d’affaires. Les libraires auront la possibilité de répondre enfin positivement à toutes les demandes et conséquemment de ne plus perdre une vente. Le lecteur aura l’assurance que même le livre le plus rare est disponible autrement que dans des versions numériques sujettes à caution. Monde idéal ? Dans une certaine mesure, oui, les acteurs et les technologies existent, reste à rassembler les (bonnes) volontés.














