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Kobo by FNAC : 30 000 ou 50 000 exemplaires vendus ? [MAJ]

Alors que la FNAC traverse une passe difficile qui nécessite le licenciement de 510 salariés, l’entreprise essaie de minimiser l’annonce en révélant quelques chiffres sur ses récents succès. La nouvelle liseuse de la FNAC, le Kobo, a rencontré un vif succès pendant les fêtes : en 15 jours, 15 000 unités ont trouvé preneur tandis qu’à la fin du mois de décembre 30 000 clients avaient été conquis par ce ereader (MAJ : ce chiffre serait une estimation de la Tribune). Dans un interview donné au Figaro, Alexandre Bompard, confirme le succès du Kobo by FNAC en ajoutant que les ventes auraient dépassé les 50 000 unités.

Contrairement à Amazon et les autres concurrents de la FNAC, la société communique sur ses ventes. Un stratégie de communication à contre-courant, sûrement dans le but d’instiguer le doute chez l’adversaire… surtout quand le fondement des chiffres annoncés paraît léger.

En effet, on peut relever quelques incohérences dans la communication de la FNAC. Entre l’ouverture des précommandes du Kobo by FNAC (mi-novembre) et la fin de l’année, il s’est écoulé exactement 6 semaines. Il y a quelques semaines, la FNAC annonçait avoir vendu plus de 30 000 Kobo sur cette période (cf. MAJ en fin d’article). Aujourd’hui, le PDG de la FNAC annonce que son entreprise a comptabilisé la vente de « 50 000 exemplaires en 6 semaines ». N’y aurait-il pas une petite incohérence ?

En interne, on s’accorde à dire que le chiffre donné au Figaro est surestimé et que les ventes n’ont pas encore atteint ce volume, même si cet objectif risque d’être atteint dans les semaines à venir. Comme vous le disions dans un précédent billet, la FNAC se dirige progressivement vers les 40 000 exemplaires en dépit d’une croissance des ventes qui a ralenti avec la fin de la période des fêtes. Cela n’empêche pas le Kobo by FNAC de rester numéro 1 des ventes de la catégorie « GPS, Téléphone, eBook » sur FNAC.com.

Visiblement, il semble que ces « 50 000 exemplaires » soient une erreur ou correspond à autre chose. Le nombre d’iPad vendues par la FNAC pendant les fêtes, peut-être ? Probablement. ;-)

MAJ : Contacté par la FNAC au sujet des chiffres de vente du Kobo by FNAC, la société a précisé que le chiffre de “30 000 Kobo vendus fin décembre” était une estimation du quotidien La Tribune et non pas un chiffre officiel fourni par l’entreprise. Concernant les ventes des 6 dernières semaines, l’entreprise confirme la vente de 50 000 Kobo “à quelques décimales près”.

En revanche, impossible de savoir si ces chiffres concernent uniquement la France ou inclus également les ventes en Belgique et en Suisse (où le Kobo commence à arriver). Pour ce qui est de la France, nous maintenons que ces chiffres paraissent plus proches de prévisions que des ventes au client final. Mais compte tenu du succès du Kobo, nous ne sommes pas inquiets pour que la FNAC dépasse ce palier dans les prochaines semaines.

Amazon : un mois de décembre historique avec 4 millions de Kindle vendus

Amazon continue d’évoluer vers de nouveaux sommets pour les ventes de Kindle et conserve ainsi sa place de leader. Après avoir annoncé des ventes historiques à quelques jours des fêtes (cf. Un million de Kindle par semaine, pendant les trois premières semaines de décembre), les commandes se sont maintenues. Ainsi, l’entreprise aura vendu 4 millions de Kindle (tous modèles confondus) au cours du mois de décembre. Cette croissance a été dopée par le vif succès du Kindle Fire, la première tablette LCD tactile d’Amazon.

En effet, le Kindle Fire est l’article le plus vendu sur la boutique en ligne du commerçant. Le Kindle Touch se classe en deuxième place tandis que le Kindle classique a séduit les clients avec son prix plancher de 79 $. Amazon fait une belle percée en Europe où le Kindle était aussi l’article vendu (sur Amazon.co.uk, Amazon.fr, Amazon.de, Amazon.it et Amazon.es). En tout logique, la firme de Seattle a enregistré un pic historique de téléchargement de livres numériques le jour de Noël, aussitôt ces millions de Kindle déballés. Dommage que les éditeurs ne communiquent pas sur les retombées d’une telle journée.

Même si la concurrence est plus présente que jamais aux Etats-Unis (notamment avec le n°2 Barnes&Noble et le Canadien Kobo en embuscade), l’époque où Jeff Bezos, PDG-fondateur d’Amazon (en image ci-dessus, tenant le Kindle 2), faisait la réclame pour persuader de l’utilité d’un Kindle semble bien lointaine. Désormais, on ne se réjouit plus de quelques centaines d’unités vendues, mais de millions d’appareils qui viennent grossir sans cesse la clientèle de l’écosystème d’Amazon.

 

Bragelonne : 50 000 ebooks vendus en 2011

Les éditions Bragelonne continuent de voir croître les ventes de leur catalogue numérique. Alexandre Levasseur, responsable numérique du groupe, a annoncé sur Twitter que l’entreprise a vendu plus de 50 000 ebooks cette année. Un chiffre encore difficilement imaginable il y a à peine un an, Bragelonne a basé son succès sur une offre particulièrement attrayante : concentrée sur des genres appréciés par les lecteurs numériques (fantasy, SF, bit-lit) avec un vaste catalogue, une politique de prix bas et l’absence de DRM.

Fin mai, Bragelonne avait déjà publié ses chiffres de vente : 20 000 exemplaires vendus en à peine six mois de présence sur les plateformes de distribution numérique. La croissance est continue depuis le milieu de l’année et l’arrivée du Kindle semble avoir fait son effet. L’iPad et l’iBookstore représentent toujours la majorité des ventes, mais le lancement de nouvelles plateformes comme celle de la FNAC en partenariat avec Kobo a toutes les chances de changer ce rapport de force à l’issue des fêtes.

À quand le passage des 100 000 exemplaires vendus ? Nul doute que le numérique doit prendre une part de plus en plus importante dans le chiffre d’affaires de l’éditeur et de ce point de vue, Bragelonne doit être plus près des éditeurs anglo-saxons que du reste de l’édition française.

Kindle Fire : 95 000 exemplaires vendus lors du lancement ? [MAJ : et 25 000 Kindle ?]

Comment évaluer le succès des derniers Kindle, et notamment du Kindle Fire, lorsque l’on connaît la culture du secret d’Amazon sur ces chiffres de vente ? D’après une enquête réalisée par le cabinet eDatasource auprès de 800 000 des abonnés à sa newsletter, 95 000 d’entre eux auraient passé commande de la nouvelle tablette d’Amazon lors de son lancement. Un chiffre honorable qui montre à quel point une tablette multimédia à ce tarif n’a pas de difficulté à trouver sa clientèle., même si l’iPad avait fait mieux le jour de sa sortie avec 300 000 précommandes en une journée. Mais ce nouveau produit risque de devenir très lucratif pour Amazon, grâce à son lien permanent avec les contenus vendus sur sa boutique, et le fait que l’entreprise réalisera un marge sur le matériel (via LightReading).

Pour d’autres sites, les précommandes depuis l’annonce du produit seraient bien plus importantes. CultOfAndroid (via The Digital Reader) se serait procuré un document interne indiquant plus de 254 000 commandes en 5 jours. Ainsi, en recoupant les deux estimations, on pourrait évaluer les ventes de Kindle Fire à près de 50 000 unités par jour. Si ce chiffre est particulièrement important, il n’atteint pas encore les volumes ni l’engouement connu pour l’iPad.

En revanche, le Kindle Fire pourrait se vendre en un seul mois à un nombre d’exemplaires bien supérieur à celui de tablettes Android concurrentes. Mais plusieurs annonces sont attendues dans les prochaines semaines, notamment du côté de Barnes&Noble qui devrait présenter la deuxième génération du NookColor. Est-ce que le libraire américain gardera le design qui a fait le succès de la tablette en baissant simplement le prix de vente du produit ou bien faut-il s’attendre à un tout nouvel appareil ? Affaire à suivre.

MAJ : RegHadware y va aussi de ses affirmations en estimant à 25 000 unités le nombre de Kindle et de Kindle Touch commandés le premier jour de leur lancement. Pas mal si ce rythme continue jusqu’aux fêtes ! ;-)

Apple : 9,25 millions d’iPad vendus au dernier trimestre

Le succès de l’iPad n’est plus à prouver. Alors que l’iPad deuxième génération trouvait ses premiers clients, Apple annonçait avoir vendu près de 20 millions de tablettes. Lors du dernier trimestre fiscal, ce sont 9,246 unités (+183 % sur un an, +97 % par rapport au précédent trimestre) qui viennent s’ajouter au score précédent. Ainsi, Apple aura réussi à vendre presque 30 millions d’iPad en seulement un an. L’exploit est de taille, car la concurrence peine à contester l’hégémonie de la tablette d’Apple.

Pour ce qui concerne l’iPhone, le smartphone continue son chemin en passant pour la première fois la barre des 20 millions d’unités (20,338 millions exactement) vendues. A la même période l’année dernière, Apple avait “seulement” vendu 8,1 millions d’iPhone, la progression est donc colossale sur un an. Au total, ce sont plus de 55 millions d’iPhone qui ont trouvé preneur durant l’année fiscale (et 129 millions depuis le lancement de l’appareil en juin 2007). De quoi attiser les envies des éditeurs de contenus, que cela soit d’ebooks ou d’applications. La force de l’écosystème iOS est son lien permanent avec l’App Store et l’iBookstore, et donc la carte bancaire de l’utilisateur. Un système qui a prouvé son efficacité et qui va continuer d’attirer les développeurs encore pendant quelques temps.

Pour retrouver l’analyse complète des résultats financiers d’Apple, rendez-vous sur le site spécialisé MacGeneration.

Etude : les tablettes et les readers en bonne forme pour 2011

Depuis Noël dernier, les ventes de tablettes et de readers continuent d’atteindre des niveaux historiques. Porté par le Kindle, les ereaders continuent de trouver preneurs tandis que les tablettes séduisent toujours plus d’utilisateurs, qu’elles s’appellent iPad ou NookColor. D’ailleurs, la tablette de Barnes&Noble aurait ravi la première place des ventes de readers au dernier trimestre, grâce à son prix (249$ contre environ 500$ pour une tablette type iPad) et le système d’exploitation Android qui l’équipe.

Pourtant, les chiffres de vente ont donné quelques frayeurs aux analystes de IDC. Sur cette période, 7,2 millions de tablettes multimédias ont été vendues, soit une baisse 28% par rapport au trimestre précédent. Les ventes de readers à écran en papier électronique ont aussi baissé, à 3,3 millions d’unités sur la période. Le cabinet d’étude IDC impute cette baisse au traditionnel contre-coup des fêtes de fin d’année. Cependant, les tablettes ont aussi subi les conséquences des approvisionnements difficiles en composants et les retards de production. D’ailleurs, l’iPad a sûrement été l’appareil dont les ventes ont été les plus touchées par ces difficultés.

De plus, la concurrence fait rage sur le marché des appareils de lecture. Du côté des ereaders, les ventes ont augmenté de 105% d’une année à l’autre. Après que Barnes&Noble et Kobo aient annoncé leur nouvelle génération de readers misant sur le 100% tactile, les nouvelles gammes d’Amazon et de Sony sont attendues pour la rentrée. Les deux marques pourraient s’éloigner en partie du marché des readers E-Ink pour investir le terrain des tablettes multimédias. Si la S1 et S2 de Sony sont prêtes pour la commercialisation, l’hypothétique tablette d’Amazon n’en finit plus d’attiser les rumeurs, dans le plus grand silence de la firme de Seattle. Mais si les rumeurs se confirment, Amazon pourrait facilement prendre la place de numéro 2 dans le domaine des tablettes multimédias, en plus de celle de numéro 1 avec le Kindle pour les ereaders.

Au total, IDC estime que 53 millions de tablettes devraient trouver preneur en 2011, ereaders inclus.

FnacBook : 14 000 unités vendues avec difficultés

Décidément, tout ne se passe pas comme prévu à la FNAC. Alors que le FnacBook devait être le produit à succès des ventes de Noël, il n’a pas rencontré le succès escompté. Fin janvier Challenges révélait que 12 000 unités s’étaient écoulées depuis la mi-novembre (bien loin du carnet de commande envisagé par la FNAC pour cette période). Aujourd’hui, c’est au tour de Sobookonline d’y aller de ses informations. Les chiffres révélés sont assez détaillés et il montre clairement la tendance suivie par les ventes du reader.

Les fêtes de Noël ont logiquement été la période la plus faste. Ainsi, Marc Jahjah confirme les chiffres de Challenges (en précisant un pic de 7400 unités vendues en décembre dont 1400 en région parisienne). Mais depuis les fêtes, les ventes se sont effondrées. Elles auraient été divisées par trois depuis le mois de février, à un rythme de 700 FnacBook vendus chaque mois. Autant dire que l’on est très loin des ventes de Kindle, aux Etats-Unis comme en Allemagne ou au Royaume-Uni.

La FNAC va devoir rapidement tourner la page FnacBook. Si un FnacBook 2 est déjà en préparation, il n’aura sûrement plus grand chose à voir avec la première génération du reader. En effet, Mobiwire, la filiale de Sagem Wireless à l’origine du hardware ainsi que du logiciel interne (identique à celui du OYO) vient d’être placée en faillite et sous le contrôle d’un administrateur (cf. Generation NT). C’est un mauvais présage pour les acquéreurs du reader qui risquerait de se trouver orphelin de mise à jour. Il ne serait pas étonnant qu’à l’occasion d’un renouvellement de gamme le FnacBook perde son attribut de reader pour devenir une tablette multimédia Android, capable mieux séduire le grand public et permettant un peu plus le prix de vente. Pour avoir la réponse, il faudra attendre le mois de septembre ou d’octobre…

Etude : 27 millions de readers pour 2011

Doucement mais sûrement, le marché des readers continue son expansion. Digitimes annonce que les livraisons de readers pour le premier trimestre 2011 ont augmenté de 236% par rapport à l’exercice précédent, soit un total de 4,8 millions d’unités. Ainsi, d’ici la fin de l’année, se sont 27 millions de readers qui devrait trouver preneur d’après les dernières estimations de l’institut de recherche. Comme depuis deux ans (à l’époque, les parts de marché de Sony étaient encore importantes), Amazon et Barnes&Noble dominent le marché. La firme de Seattle disposerait de 60% des parts de marché tandis que de B&N s’arrogerait la deuxième place (poussé par les ventes importantes de NookColor).

Si les fabricants s’intéressent de plus en plus à l’Europe, 72% des livraisons de readers concernent le marché nord américain qui bénéficie d’une dynamique unique, portée par un certain volontarisme des éditeurs qui n’hésite pas à commercialiser en numérique l’ensemble de leurs catalogues. Le règne du Kindle n’est pas prêt de se terminer grâce une baisse constante du prix du reader qui pourrait le faire passer sous le prix très symbolique de 99$ d’ici la fin de l’année. D’ici 2014, 63 millions d’unités devraient s’écouler et la majorité correspondra à des readers à écran noir et blanc. La différenciation entre les tablettes multimédias (à écran couleur) et les readers dédiés à la lecture (avec écran en papier électronique) va encore durer quelques temps.

Crédits graphique : Digitimes

Etats-Unis : les ebooks progressent tandis que le papier décline

Les fêtes de fin d’année ont été historiques pour les fabricants de readers et de tablettes. Tandis qu’Apple vendait des millions d’iPad, Amazon faisait de même avec le Kindle qui est devenu le produit le plus vendu de l’histoire de l’entreprise. Visiblement, il en a été de même pour Sony dont le PRS-650 est toujours en rupture de stock et pour le NookColor de Barnes&Noble qui s’arrache dans les boutiques du libraire.

Du coup, ce succès s’est reflété dans les excellentes ventes d’ebooks au moins de février. Le temps d’apprivoiser et d’adopter l’appareil reçu en cadeau, il a donc fallu attendre un petit mois. Ainsi, comme le rapporte Publishers Weekly, l’AAP (American Association of Publishers) a relevé une hausse de 202,3% (soit 90,3 millions de $) des ventes des 16 éditeurs qui la composent, par rapport à l’année dernière. Mais il s’agit là de la seule bonne nouvelle pour l’édition américaine car le reste est en berne. L’édition papier plonge, notamment dans certains genres et types de produits, notamment les éditions rigides de fictions pour adultes (-43% par rapport à l’année dernière). Pour l’instant, l’ebook ne couvre pas les pertes du papier mais la situation pourrait changer à l’avenir.

Un avenir de plus en plus proche lorsque l’on regarde les ventes d’ebooks de ces derniers mois, portées par la démocratisation des tablettes et des readers.

La Galaxy Tab a du mal à séduire [MAJ]

La saga de la Galaxy Tab continue. D’après le NYPost, la tablette de Samsung connaîtrait un taux de retour important. Alors que le fabricant coréen se targue d’avoir vendu deux millions d’exemplaires dans le monde, 15% des appareils auraient été renvoyés sur la période s’étalant du mois de novembre à la mi-janvier. De son côté, Apple doit faire face à des retours minimes, aux alentours de 2% d’après la journal. Visiblement, les utilisateurs de Galaxy Tab ne connaissent pas l’idylle.

A vrai dire, notre relation avec la tablette de Samsung présente un peu les mêmes symptômes, depuis que nous l’avons reçu à la rédaction. Il faut le dire, du point de vue hardware, la Galaxy Tab est un très beau produit. La qualité de fabrication (même si le dos en alu de l’iPad manque…) est au rendez-vous. Le format de l’appareil n’est pas désagréable. La Tab a des dimensions proches d’un Kindle, avec la finesse en moins. Mais du côté du logiciel, ce n’est pas encore ça. L’interface est celle d’un smartphone et bien souvent la tablette se perd dans des crises identitaires. Ce “Qui suis-je?” peut être assez désagréable à l’usage. Nul doute que la nouvelle version d’Android (numérotée 3.0) vient balayer ces mauvaises impressions.

En tout cas, comme appareil de lecture, la Galaxy Tab a quelques atouts, le format est plaisant à tenir en main et Aldiko et Kindle for Android s’adoptent très vite. Mais pour rencontrer le succès, la fonction d’appareil de lecture ne suffit pas. Son prix, bien trop élevé, devra aussi être revu à la baisse. Les équipes de Samsung ont du pain sur la planche.

MAJ : Samsung a publié un démenti suite à l’information révélée par le NYPost en indiquant que le tour de retour de Galaxy Tab est en dessous de 2% (source BoyGeniusReport).

Bragelonne : 10 000 livres électroniques vendus en deux mois

ERRATUM : une erreur s’est glissée dans les chiffres présentés par Le Motif. Il ne s’agit pas de 20 000 livres numériques mais de 10 000 exemplaires vendus.

Fin Novembre, les éditions Bragelonne annonçaient la commercialisation de leur catalogue en numérique. Avec, dés le lancement, près de 100 ouvrages au format ePub, vendus entre 2,99€ et 12,99€ sans DRM et distribués par l’intermédiaire des principaux e-libraires (FnaciBookstoreePagineImmatériel), l’éditeur spécialisé dans la littérature de l’imaginaire, avait mis toutes les chances de son côté pour se lancer sereinement à la conquête du marché du livre électronique.

Et il semblerait que les choix effectués aient porté leurs fruits, puisque 10 semaines seulement après le début de l’aventure, les éditions Bragelonne ont annoncé avoir vendu près de 10 000 livres numériques pour un chiffre d’affaire global de 50 000€.

Des chiffres très encourageants donc, qui viennent récompenser l’absence de DRM et la politique de prix agressive de l’éditeur. Des chiffres qui viennent confirmer qu’en présence d’une offre légale attractive, la demande est bel et bien là, et disposée à rémunérer auteur et éditeur pour un livre électronique.

Espérons en tout cas que d’autres petits éditeurs “traditionnels” s’inspirent de la réussite de Bragelonne pour se lancer à leur tour dans le numérique.

FNAC : 12 000 FnacBook vendus depuis mi-novembre

Le magazine Challenges a révélé dans son dernier numéro, de manière très brève, les présumés chiffres de vente du FnacBook. Annoncé fin octobre et commercialisé dès la mi-novembre, 12 000 exemplaires auraient trouvé preneur d’après l’hebdomadaire. Cette brève, présente dans la section “Confidentiel” du magazine, semble être un bruit de couloir mais confirme nos informations indiquant que le reader de la FNAC a rencontré un succès mitigé. Nos impressions sur l’appareil (test à paraître très prochainement) corroborent aussi ce résultat. L’adoption n’a pas été massive même si la période indiquée correspond à seulement deux mois. Mais ce reader ne va-t-il pas être rapidement dépassé par la concurrence?

Le marché français est maintenant dominé par les tablettes multimédias comme terminal de lecture favori. D’ailleurs, il ne serait pas improbable que la FNAC ait vendu plus d’iPad que de FnacBook. On est aussi bien loin des chiffres ventes de Galaxy Tab (moins de 50 000 exemplaires vendus par Samsung France). Contrairement au marché américain, les livres numériques sont majoritairement lus sur des tablettes et des smartphones, les readers ayant du mal à trouver leur clientèle. Combien d’unités Sony et Bookeen ont-ils écoulé en France? Il ne serait pas improbable que Sony ait fait un meilleur score que la FNAC, si nous extrapolons les résultats de notre sondage réalisé à la suite des fêtes…

Apple a vendu 7,33 millions d’iPad au dernier trimestre

En dépit du congé pour une durée indéterminée du patron de la firme, Steve Jobs, Apple vient de présenter  des nouveaux résultats financiers historiques pour son premier trimestre fiscal. Nous nous intéresserons ici aux deux catégories d’appareils qui nous intéressent : l’iPhone et l’iPad.

Le téléphone d’Apple s’est écoulé à 16,24 millions d’exemplaires sur les trois derniers mois (du 25 septembre au 25 décembre 2010, la période prend donc en compte les ventes de Noël), un chiffre colossal qui devrait encore croître dans les prochains mois avec l’arrivée début février du mobile chez l’opérateur Verizon.

Du côté de l’iPad, ce sont 7,33 millions exemplaires qui ont trouvé preneur lors du trimestre, portant le parc total d’iPad à 14,79 millions appareils dans le monde (Apple avait vendu 4,19 millions d’iPad au Q4-2010 et 3,27 millions d’unités au Q3-2010). En moins d’un an, Apple a créé un véritable marché autour de sa tablette, créant l’engouement des développeurs et des éditeurs de contenus pour proposer sans cesse de nouveautés. Au total, ce sont 160 millions d’appareils équipés du système iOS qui ont été vendus dans le monde.

Si vous recherchez un analyse complète des résultats financiers d’Apple, rendez-vous sur MacGeneration ou la source officielle (et brute!).

HarperCollins : Kindle et bas prix, la recette du succès


Le numérique tient une part de plus en plus importante dans le chiffre affaire des éditeurs anglosaxons, et parmi eux, HarperCollins. Pour de ces derniers titres sorties, Shatter the Bones de Stuart MacBride, la version numérique représente un total de 18,9% des ventes. Durant sa première semaine sur les étals, 6416 éditions brochés ont été vendues tandis que plus de 1500 exemplaires numériques étaient téléchargés sur le même période (chiffres The Bookseller). Vendu au prix de 14,99£, la version papier est bien plus onéreuse que son équivalent ebook (4,99£). Est-ce que l’effet prix est la seule explication de ce succès? Une large campagne de communication explique également l’engouement pour le titre mais c’est bien le Kindle et l’offre abordable qui était à l’origine de ces nombreuses ventes. Cela est une très bonne nouvelle qui prouve que le Kindle s’est fait sa place au Royaume-Uni, et pas que pour lire des romans roses (cf. notre précédent article). Mais une fois de plus, il semble que le reader d’Amazon soit une condition quasiment essentielle à l’achat massif d’ebooks. Est-ce que l’iPad est en train de générer le même effet en France? Peut-être bien.

Etats-Unis : les ventes d’ebook progressent rapidement


Publishers Weekly nous rappelle le succès de l’édition numérique aux Etats-Unis. Grâce la forte diffusion du Kindle, les éditeurs américains enchaînent les ventes. L’association des éditeurs américains (Association of American Publishers, AAP), qui rassemble les données de 14 éditeurs, indique que les ventes d’ebook ont progressé de 129,7% au mois de novembre par rapport à la même période l’année précédente, pour un chiffre d’affaire de 46,6 millions de dollars. Entre 2009 et 2010, les ventes ont cru de 165,6% dans les 11 premiers mois de l’année permettant aux 14 membres de l’association de réaliser un chiffre d’affaire global de 391,9 millions de dollars. Cette forte croissance vient compenser une baisse des ventes papier sur tous les segments, avec un retrait significatif de 14% pour le segment grand public.

Il faut remarquer que ces chiffres ne prennent pas en compte les ventes du mois de décembre, annoncée comme exceptionnelles par Amazon et Barnes&Noble. 2011, l’année du décollage du livre numérique?